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DANS LES DÉTAILS DU PROGRAMME ESMS NUMÉRIQUE

Le programme ESMS numérique vise à généraliser l’utilisation du numérique dans les établissements et services médico-sociaux. 

Calendrier, critères de sélection, financement… : trouver des ressources simples et claires pour comprendre la mécanique générale du programme est assez facile. Mais une fois ce premier niveau d’information intégré, les « vraies » questions se posent.

Didier Alain, consultant expert de WELIOM, revient sur un des éléments-clés du programme : la mutualisation des projets de DUI.

Parcours pour intégrer le programme ESMS numérique - établissements et services médico-sociaux

Concrètement, que demande la CNSA aux « petits OG » ?

Didier Alain : Pour éviter un acte d’acquisition de DUI qui ne déboucherait pas sur de réels usages, la CNSA demande aux organismes gestionnaires regroupant moins de 15 structures de se mutualiser avec d’autres OG. Ceci afin d’atteindre la taille minimale pour se doter de compétences à même de porter ce type de projet : 3 OG pour un minimum de 15 établissements ou services.

Des dérives seraient-elles à craindre ? 

D. A. : La tentation de trouver rapidement deux partenaires pour « monter un dossier » afin d’obtenir les subventions est forte. Si l’intérêt et la coopération se limitent à « monter le dossier », il y a de fortes chances que le projet s’avère compliqué et ne délivre pas les résultats attendus. Il s’agirait en quelque sorte d’un « mariage blanc », et rares sont les unions de ce type qui débouchent sur des réussites communes durables…

Quels sont les facteurs d’une coopération réussie ? 

D. A. : Pour filer la métaphore du mariage, monter un « dossier commun » nécessite une association dans la durée, idéalement ancrée dans des expériences préalables. Et, comme le dit si bien l’ANAP, « coopérer ne va pas de soi » ! Coopérer pour mener ensemble un projet de dossier de l’usager informatisé nécessite de partager une vision analogue, de mettre en commun des ressources et de préciser les rôles de chacun.  

Serait-il envisageable que la « contrainte » de mutualisation soit levée pour les GHT ? 

D. A. : A mon avis, plusieurs raisons justifient que cette contrainte ne soit pas levée. Tout d’abord, le GHT doit être en capacité de se défaire suffisamment de la culture sanitaire (la maladie, l’épisode de soin) pour adopter réellement la vision du secteur médico-social (la personne dans sa globalité, le parcours de vie, la recherche de l’autonomie). Ensuite, le GHT pourrait se saisir de cette opportunité pour devenir la locomotive de beaux projets territoriaux de DUI. D’autant que cette démarche s’inscrit très probablement dans une logique de territoire déjà amorcée, voire très avancée…

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